samedi 18 décembre 2010

La France et l’option guerre des banlieues

Hacène Belmessous, présenté comme journaliste et chercheur indépendant, sort un livre qui s’appelle Opérations banlieues, comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises (éditions La Découverte). Il y assure que « l’Etat prépare la guerre dans les cités françaises ». Une source élyséenne à qui nous parlions de cet ouvrage informe notre rédaction qu’une instruction ministérielle, datée du 3 mai 2010, confirme cette sombre analyse. Dans son dernier numéro, le magazine Armées, l’une des publications officielles du ministère de la Défense, affirme que cette instruction a été rédigée avec le concours des ministères de l’Intérieur et de la Défense, par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ce service du Premier ministre a confirmé à l’AFP l’existence de ce texte en précisant qu’il était classifié « confidentiel défense ». Le SGDSN est notamment chargé de la planification des plans de réponses aux crises. Interrogé par Armées, le préfet François Lucas, alors directeur de la protection et de la sécurité de l’Etat au SGDSN, a défini une crise majeure comme « un évènement – pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministériel de crise ».
Hacène Belmessous assure notamment que les opérations de rénovation urbaine visent à faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans les quartiers difficiles. Selon lui, le « contrat 10 000 hommes », dont il dit avoir eu connaissance au mois de juin, sans pour autant citer le texte du 3 mai, vise « un seul territoire qui absorbe l’entière attention de Nicolas Sarkozy depuis les émeutes de l’automne 2005 : les quartiers sensibles ». Dans ce livre, l’auteur va jusqu’à dénoncer une « inquiétante dérive vers la préparation d’une guerre totale contre les territoires perdus de la République ». A l’appui de ses affirmations, Hacène Belmessous cite une étude confiée, après les émeutes de 2005, à la société privée Eurocrise par la Délégation aux affaires stratégiques (Das) du ministère de la Défense. Selon lui, cette étude, qui s’appuie sur l’analyse de la crise des banlieues de 2005, souligne que « l’idée du caractère quasi inéluctable d’un engagement des forces terrestres sur le territoire national dans des circonstances exceptionnelles semble gagner du terrain ».
Dans son numéro du 5 novembre 2010, notre confrère Rivarol a publié des informations recoupant ce que LIESI pressent comme scénario de secours pour justifier l’intervention de l’armée en temps de crise et gérer les étapes évolutives du scénario de chaos (il faut y inclure, encore et toujours, une perspective de flambée des prix alimentaires) que pourrait engendrer une transition vers l’abandon de l’euro actuel… Rivarol écrit : « Une source unique, mais incontestable, nous signale qu’un régiment de la Légion situé dans le Sud de la France vient de percevoir du matériel lourd pour partir en opération. En Afrique, en Afghanistan ? Non : on aurait dit aux légionnaires de se tenir prêts à intervenir… en France ». Il est vrai que depuis plusieurs semaines les reportages de différentes chaînes de télévision sont curieusement focalisés sur les problèmes des forces de l’ordre dans les banlieues. On y découvre que les banlieues abritent un important réseau de drogues diverses, mais on garde bien de bloquer le problème en amont… pour éviter de gêner certains services secrets étrangers. En outre, lorsque des journalistes montrent les forces de l’ordre en action dans les banlieues, il faut bien en déduire qu’ils ont reçu des « autorisations » en haut lieu. Rivarol conclut logiquement : « L’Etat veut que les Français sachent l’état de quasi-guerre civile qui se déroule dans les banlieues. Cela légitimera l’action de Sarkozy, le jour où il décidera d’envoyer la Légion, le but étant bien entendu d’assurer sa réélection. Mais alors, pourquoi avoir doté les légionnaires du matériel lourd, fin octobre, alors que l’élection présidentielle aura lieu dans dix-huit mois ? Pour la raison suivante : on peut imaginer, dans les semaines à venir, à la faveur d’événements plus graves qu’à l’accoutumée – un ou plusieurs morts chez les forces de l’ordre – une première intervention des bérets verts, limitée à une cité. Sarkozy jouerait les Monsieur Muscle à l’intention des électeurs du Front National, chez qui la Légion jouit d’un prestige particulier – et la gauche glapirait d’indignation. (…) Mais l’opération de la Légion ne serait que le premier étage de la fusée : disséquée en très haut lieu, cette opération dans une cité ne serait que le brouillon de la véritable intervention qui, elle, pourrait avoir lieu fin mars ou début avril 2012, soit peu avant l’élection présidentielle ». Si nous avons volontairement cité l’argumentation finale de Rivarol, nous rapprochons l’attitude des autorités françaises du schéma allemand, anticipant un contexte de désintégration de l’euro, d’aggravation de la crise économique (bancaire) et sociale. Ce n’est donc pas anodin si la présidence française, atlantiste, mondialiste, anti-souverainiste a, dans son récent remaniement gouvernemental, rappelé des caciques du gaullisme pour obtenir le soutien indispensable de sa base électorale dans ce scénario probable et dangereux. A cela s’ajoute le fait que le Front National effectue une percée importante dans les sondages.
LIESI rappelle avoir annoncé un hiver très froid (à la suite de ce qui se passe dans le Golfe du Mexique et des innombrables activités volcaniques dont les médias ont ordre de taire le fait gravissime) ainsi qu’une flambée du prix des denrées alimentaires. Des ingrédients explosifs pour l’ordre public…
LIESI, qui s’interdit le pessimisme et maintient sa grille réaliste de la situation générale, n’entre pas dans le jeu de ceux qui annoncent déjà la guerre civile dans les prochains mois ! Non, il faut tout d’abord attendre de ce qui émergera de l’axe Berlin-Moscou.

16 commentaires:

  1. La guerre des banlieues à Rio c'est içi :

    http://totallycoolpix.com/2010/11/rio-de-janeiro-drug-war/

    (ce site est magnifique par la qualité de ces photos et sur tout les thèmes.)

    RépondreSupprimer
  2. beau boulot! j'avais po l'courage et autre chose a faire...( comme cuisiner)...
    Berlin-Moscou...waaw! wait and see...

    RépondreSupprimer
  3. si ça finit comme entre israel et la palestine,on est pas sorti de l'auberge

    RépondreSupprimer
  4. "comme cuisinier"! les mecs qui font à bouffer, c'est les meilleurs :-)

    RépondreSupprimer
  5. tu m'invites quand tu veux hein (mais seulement bouffer, sinon FlatCat va etre jaloux)

    RépondreSupprimer
  6. Comme Soral l'avait prédit, la France s'en vas dans une "balkanisation de le France",ou des coups de hache entre voisins.

    RépondreSupprimer
  7. "Balkanisation de LA France"

    RépondreSupprimer
  8. On médiatise marine le pen qui parle de

    territoire perdu de la république...etc

    Elle joue parfaitement son rôle de salope. Elle

    n'a jamais dénoncer la manipulation, elle fait

    partie du système et l'accepte volontiers.

    Une traître associée à une entité sioniste !

    RépondreSupprimer
  9. C'est quoi ta source Maha ???

    Une copie directe du bulletin LIESI ??

    RépondreSupprimer
  10. THX 1138, je viens de voir le film pour la 1ere fois hier soir... Alors, il y a quelque chose apres la scene du soleil à la fin, puisque tu nous ecris...

    RépondreSupprimer
  11. ce sera,ceux qui vivent de ça...(du film)contre les autres...

    RépondreSupprimer
  12. @ Ngiu

    Oui c’est somme toute un film assez optimiste…

    THX 1138 c’est la matrice bien avant Matrix !

    RépondreSupprimer

Le blog est fermé. Allez sur la nouvelle rubrique des moutons écrasés (la suite)

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.